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dimanche 9 novembre 2014

"On passe à l'attaque"

"Nous nous sommes débarrassés de notre dictateur et c'est aujourd'hui que la communauté internationale vient nous menacer de sanctions, alors qu'en vingt-sept ans elle n'est jamais intervenue pour dissuader Blaise de s'accrocher au pouvoir!"
Le rappeur Smockey, un des principaux artisans de l'insurrection burkinabée

Smockey à l'IF de Bobo vendredi


"C’est un peuple qui craque en une nuit blanche
Une danse de tracts que personne ne flanche
Un peuple qui craque en une nuit franche
Une danse d’attaque…
On passe à l’attaque on passe à l’action
Mieux vaut tard que jamais on passe à l’action
On passe à l’attaque on passe à l’action
Aussi longue est la nuit le jour fera son apparition
On passe à l’attaque d’accord et c’est tout le pays qui s’affole
On ferme les écoles on sort les pancartes et les banderolles
Partout dans la ville il y a dans l’air de l’excitation
La place de la Nation deviendra place de la Révolution
On passe à l’attaque mort aux vaches et aux tyrans d’abord
Aux ennemis du peuple et à la bourgeoisie comprador
On sait ce qu’on veut: allez leur dire que vivre en révolutionnaire
c’est mourir en révolutionnaire les armes à la main
On passe à l’attaque camarades mais pourquoi donc attendre encore
Soyons réalistes et demandons leur l’impossible"
 
Texte écrit en janvier par Smockey pour une pièce donnée vendredi à l'Institut de Bobo, et à Ouaga pile pendant la "révolution"!

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