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samedi 16 novembre 2013

Chez Madou le forgeron

Le week-end dernier, on était à Gombélédougou. On est allés fabriquer deux couteaux chez le forgeron du village.

Voici les étapes de la fabrication:

1- Prendre une plaque de métal et la couper en deux dans le sens de la longueur.

2- Mettre les deux morceaux dans les braises et souffler avec le "ventilateur à main": avec une manivelle, on fait tourner une roue de vélo qui entraîne, avec un caoutchouc, une sorte de moulin qui envoie de l'air dans un tuyau qui passe sous la terre et ressort dans les braises.

Maïa fait tourner le "ventilateur à main".

3- Enlever les morceaux de métal rougis avec une pince et taper dessus avec un gros marteau pour les étaler. On répète cette étape plus de 30 fois!


On sort la lame des braises.

4- Couper en biais le bout de la lame avec un poinçon et un marteau. Taper encore pour faire la forme.
5- Faire une pointe de l'autre côté de la lame pour planter dans le manche.


6- Tailler le manche dans une branche de bois vert avec une "pioche à sculpter".


7- Faire un peu sécher le manche dans les braises, puis le tremper dans l'eau.
8- Chauffer une pointe en métal pour faire un trou dans le manche puis enfoncer la lame dedans.

Madou enfonce la lame.

9- Tailler le manche plus fin puis le décorer avec des outils en métal chauffés dans la braise.

Et voilà la pioche à sculpter.


Madou fait un trou pour pouvoir glisser une ficelle.

Décoration du manche.








































10- Aiguiser avec une meule qui marche grâce à une sorte de moteur de vieille voiture qui démarre avec une manivelle qui fait beaucoup de fumée et de bruit.

La drôle de machine qui produit de l'électricité.


... et voilà le résultat!














Après la forge, nous avons fait une balade en vélo. A un moment, un grand feu de brousse nous a barré le chemin. Il y avait de grandes flammes qui montaient jusqu'au sommet des arbres, du vent et beaucoup de fumée. Plein de rapaces tournaient au-dessus. J'ai eu très peur!
On a vite fait demi-tour, alors on n'a pas de photos.

Anatole

2 commentaires:

  1. Eh bien, pour un reportage, c'est un vrai reportage avec beaucoup de détails!
    Encore un journaliste en herbe?
    Bravo Anatole, grâce à toi, nous pouvons suivre du début à la fin la fabrication de ces beaux couteaux.
    Tu ne nous dit pas si tu en as rapporté un.
    C'est super de pouvoir découvrir tout cela.
    Continue sur ta lancée...A une autre fois
    Bisous de Nani

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  2. Bravo, c'est super ce reportage,
    on a l'impression d'être avec vous dans l'atelier,
    mais il manque deux choses: la chaleur et surtout l'odeur,
    car il y a une odeur forte et très particulière
    chez les couteliers (ou les forgerons).

    En as-tu gardé un pour toi?
    C'est autre chose que les "canif" que vous aviez
    pendant les vacances, mais attention...

    Embrasse tout le monde et, encore bravo.

    NANO

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